Marco Tosatti
Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, voici le quatrième volet de l’essai de Sergio Russo, que nous remercions, sur la Declaratio de Benoît XVI. Vous trouverez les volets précédents à ce lien , à celui-ci et à celui-là. Et à celui-ci. Un grand merci a Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et bonne diffusion.
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En conclusion de ce travail : la Declaratio n’est pas une RENONCIATION
(de quelque nature ou objet que ce soit), mais une DÉNONCIATION.
C’est-à-dire que Benoît XVI décrète
«la GRANDE HEURE pour la vie de l’Église», car
“l’heure est venue où doit commencer le jugement de la Maison de Dieu,
mais s’il commence par nous, quelle sera la fin de ceux
qui refusent de croire à l’Évangile de Dieu?”, (1 Pierre 4, 17). – 5°
«[Je suis] le dernier Pape et le nouveau Pape d’un monde nouveau,
qui, en réalité, n’a pas encore commencé.»
(Benoît XVI)
C’est donc la motivation ultime, contenue dans le titre, qui a poussé le Souverain Pontife Benoît XVI, par sa Decisio, à “un geste sans précédent, qui a changé le cours de l’histoire!” Immédiatement après, se présentant à Castel Gandolfo, il explique qu’il n’est plus le “pontife souverain”, puisqu’un “autre” pontife – et en cela s’accomplissent à la fois les Écritures et les Révélations de la Mère de Dieu, des Saints et des Mystiques – a usurpé sa place : le Saint-Père, tel un agneau muet, a été conduit à “l’abattoir”, et un évêque vêtu de blanc l’a remplacé, mimétiquement (spéculaire !) et, privé de l’investiture divine, il a conduit le troupeau à paître et à se restaurer dans le péché mortel, créant ainsi par affinité une profonde division dans la citadelle de la foi entre enthousiastes et critiques.
L’Écriture et les Mystiques révèlent que, selon le dessein de Dieu, le monde et l’humanité, chaque fois qu’ils sont irrémédiablement corrompus, sont soumis à l’action salvifique de Dieu via une grande purification :
– d’abord le Déluge des Eaux, via le Déluge Universel;
– puis, dans la “plénitude des temps”, le Déluge de Sang, accompli avec la Rédemption du Christ ;
– et enfin, à la “fin des temps”, nous attendons maintenant le Déluge de Feu (symbole de l’Esprit Saint, au sens physique et spirituel, feu intérieur et feu extérieur, feu de la terre et feu du ciel [Akita]) : l’Esprit Saint qui renouvellera définitivement le monde et l’humanité.
Un grand théologien s’est penché sur la manière dont, dans le dessein de Dieu, il renouvelle le monde par son Fiat divin, qui se réalise toujours dans les moments les plus cathartiques de l’histoire du monde :
– “fiat lux”, ou “Que la Lumière soit”, par lequel Dieu le Père a initié tout le processus de la Création ;
– “fiat mihi”, ou “Qu’il me soit fait…”, par lequel la Sainte Vierge a rendu concrète l’Incarnation du Fils de Dieu ;
– “fiat Voluntas Tua”, qui signifie “Que Ta volonté soit faite”, sur la terre comme au Ciel, par lequel le Saint-Esprit va remplir la terre de sa présence et de ses inspirations, afin que l’humanité jouisse ainsi de la paix – la seule, celle qui vient du Seigneur – la paix tant désirée, afin que Dieu aussi “puisse se reposer” en ce merveilleux, sublime et inimaginable Septième Jour.
Parallèlement, l’histoire humaine relate trois tentatives de l’homme pour tuer Dieu, qui ont rencontré un succès apparemment passager et se sont révélées chaque fois une porte vers une gloire plus grande, car, comme le révèle saint Paul, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. Et pourtant, de tels crimes odieux se sont produits à trois reprises dans l’histoire humaine :
– dans le paradis terrestre (ou Éden), nos premiers parents, par leur tragique et dramatique péché originel, capable de bouleverser et de défigurer toute la création, ont comme “tué Dieu le Père” dans leur cœur et leur esprit… mais la Grâce a surabondé, Dieu nous promettant, désormais, une Femme qui écraserait la tête du serpent, triomphant de l’ennemi infernal ;
– en Terre Sainte, il y a deux mille ans, les Juifs ont tué Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu, en le pendant sur la Croix… mais l’Auteur de la Vie, après trois jours, est Ressuscité, offrant à ceux qui croient en lui la possibilité de ressusciter eux aussi au dernier jour ;
– mais précisément à l’époque moderne, l’assaut contre le Dépôt de la Foi – le Siège de Pierre – à partir de Luther, et culminant à notre époque, dans laquelle “on tue l’Église” (en tant qu’image vivante du Saint-Esprit), et c’est précisément à l’Église de répandre le souffle du Saint-Esprit sur terre.
Et ils ont voulu perpétrer ce crime abominable, “frapper le berger pour disperser le troupeau”. La cible était donc le Vicaire de Jésus-Christ sur terre, Benoît XVI, non pas tant dans sa personne physique que dans le rôle qu’il représente : la Papauté, le Siège.
Et Benoît XVI a annoncé et accepté ce sacrifice ultime, car il est précisément ce Pierre dont “d’autres” (notamment la mafia de Saint-Gall, une branche de la franc-maçonnerie ecclésiastique omniprésente) ont endossé le vêtement et qui l’ont conduit là où il n’aurait pas voulu aller !
C’est pourquoi – et nous le comprenons maintenant ! – la Declaratio est un geste sans précédent, qui a changé le cours de l’histoire, pour le simple fait qu’“Avant la venue du Christ (celle par laquelle Il viendra comme Roi, puisque la terre et le ciel peuvent aussi passer, mais absolument pas ses paroles : «Quand le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur terre ?»), l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (il suffit de penser au nombre de catholiques aujourd’hui, intellectuels, théologiens, etc., qui ont une très piètre opinion de Benoît XVI).”
Il faut pourtant savoir que “la persécution qui accompagne le pèlerinage de l’Église sur terre révélera le ‘mystère d’iniquité’ (et cela Benoît XVI l’a révélé publiquement, avec sa Declaratio, puisqu’il «annonce/révèle la tâche [commisum] assignée par les mains des cardinaux le 19 avril 2005 à l’exécution [ministerium] de l’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre… que le Siège de saint Pierre soit vide!»).”
Benoît dénonce effectivement ce mystère d’iniquité, qui se présente “sous les traits d’une imposture religieuse” (car il affirme : «un conclave devrait être convoqué pour élire un nouveau Souverain Pontife parmi ceux à qui il appartient de le faire»), de sorte que ce ‘nouveau Souverain Pontife’ aura pour ‘tâche/commissum’ même de “proposer aux hommes une solution apparente à leurs problèmes” (on peut pécher… la Miséricorde divine remédie à tout, et le salut est pour tous, tous, tous !), mais tout cela n’arrive qu’“au prix de l’apostasie de la Vérité”, et c’est pour cette raison que ‘Rome deviendra le siège de l’Antéchrist’ (La Salette), afin que l’on sache que “la plus grande imposture religieuse est celle de l’Antéchrist”.
Benoît est donc monté au Calvaire – mais combien l’ont compris ? – « Je monte sur la montagne pour prier » (il est, en fait, le Pontife Gloria Olivae, (le Jardin des Oliviers, Gethsémani), et ici, au sommet de la montagne, l’attend la Croix, qui contient la Croix de l’Église et toutes les croix des siècles passés, ainsi que la croix d’aujourd’hui, mais… unies avec le Christ, qui l’unit à la Résurrection des temps à venir !
Et tout cela doit nécessairement se réaliser, car “l’Église n’entrera dans la gloire du Royaume (c’est-à-dire le Triomphe du Cœur Immaculé de Marie) que par cette dernière Pâque, où (l’Église, en la personne de son Vicaire) suivra son Seigneur dans sa Mort (c’est aujourd’hui… c’est vraiment aujourd’hui le Vendredi Saint de l’Église !) et sa Résurrection (l’Ère de Paix, l’heureux Millénaire, le Royaume eucharistique, prophétisé par tant de Saints et de Mystiques).”
Il est donc dans le dessein de Dieu que “le Royaume… s’accomplira par la victoire de Dieu sur le déchaînement final du mal (d’où la promesse de la “Femme qui écrase la tête du serpent”), qui fera descendre du ciel son Épouse”, c’est-à-dire la Jérusalem céleste, car alors viendront de nouveaux cieux et une nouvelle terre : « Viens, Seigneur Jésus ! Maranà tha ! Amen. Ainsi soit-il. »
Benoît XVI s’est donc comporté comme la véritable mère, de mémoire salomonienne – mais combien l’ont-ils compris ? Doux Saint-Père… – qui a préféré garder l’enfant en vie, y renonçant et le livrant à la justice de Salomon, tout comme Benoît a confié l’Église à son Pasteur suprême, et un jour l’Histoire non seulement lui donnera raison, mais le remerciera et le proclamera bienheureux.
Avec lui, l’Église, en la personne de Pierre, a prononcé et décrété son propre fiat, et a accepté sa grande heure… Et ces articles sont précisément un service rendu à la Vérité et à la Justice.
L’Église d’aujourd’hui est comme Job souffrant – selon une ancienne prophétie de saint Grégoire le Grand – elle est purulente, laide à regarder, et, comme son Seigneur lors de l’amère Passion, elle n’a plus aujourd’hui cette beauté d’autrefois qui attirait le regard du peuple… mais de nos jours, même ses plus proches l’ont abandonnée, les sangliers ont dévasté sa vigne, sans oublier que, sous le “règne du mercenaire” (2013-2025), les pires choses que le monde ait jamais vues se sont produites : la pseudo-pandémie, la restriction des droits les plus élémentaires, l’administration, en guise de communion, de produits dérivés, ou du moins testés sur, des cellules humaines obtenues par un sacrifice sanglant, qui contiennent en eux-mêmes tout le symbolisme initiatique d’un sortilège, sous la forme d’une contre-communion : une abomination de désolation dans le lieu saint…
Et puis, guerres et destructions sont décrétées, et nous les voyons se dérouler sans interruption : de l’Ukraine au Moyen-Orient, la Terre Sainte, parcourue avec amour par notre Seigneur, et maintenant violée et battue… et nous ignorons encore ce qui nous attend !
Mais… courage, juste au moment où tout cela se produit, vous, au contraire : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre libération est proche ! »
C’est ainsi… si ça vous chante!
Sergio Russo
(5°. fin.)
P.S. : Étant donné la complexité et l’ampleur du sujet, nous vous tiendrons informés dès que possible de la prochaine parution du livre, avec un article dédié.
En vous remerciant du fond du cœur… (Sergio et Costanza).
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1 commento su “Étude sur la Declaratio de Benoît XVI. Cinquième et dernière partie. Sergio Russo.”
“L’errore sostanziale è la sola e unica causa d’invalidità della rinuncia d’invalidità di Benedetto XVI. Dunque va condannato. Cosa aspettate?
Enrico Maria Radaell
https://www.aldomariavalli.it/2023/02/06/radaelli-vi-spiego-il-modernismo-di-ratzinger-e-perche-bisogna-guardarlo-in-faccia/
A mio avviso, riprendendo Anselmo d’Aosta, l’unum argumentum.
I commenti sono chiusi.