Marco Tosatti
Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, le Père Joachim Heimerl, à qui nous adressons nos sincères remerciements, met à votre disposition ces réflexions sur le nouveau Pape et sur la signification de la papauté pour les catholiques. Merci a Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et diffusion.
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Le nouveau pape. Ou : que signifie le Pape pour nous, catholiques ?
Par le P. Joachim Heimerl von Heimthal
Pour le dire d’emblée : j’ai moi aussi été quelque peu soulagé après cette élection papale. Comme beaucoup d’autres, je suis prudemment optimiste et j’éprouve une certaine sympathie pour le nouveau Pape.
Cela ressemble à un “mais”, et c’est exactement ce que c’est. Mais ce “mais” n’a rien à voir avec Léon XIV, mais plutôt avec le pontificat qui a précédé le sien et qui pèse sur nous comme une ombre obscure.
Durant ce pontificat, j’ai observé en moi-même que nous, catholiques, avons tendance à fétichiser le Pape : étonnamment, autant les “conservateurs” que les “progressistes” le regardent et agissent comme s’il était le “maître” de la foi et pouvait en disposer à sa guise.
Dans le cas de Léon XIV, cela va si loin que chaque détail est interprété dans un sens ou dans l’autre. Beaucoup de gens le voient enfin comme un pape “papal”, c’est-à-dire comme quelqu’un qui porte les vêtements papaux appropriés et qui, contrairement à son prédécesseur, semble être soumis à l’office pontifical.
D’autres papes ont également fait tout cela. Cependant, tout le monde n’a pas été épargné par de mauvaises décisions, déformant la foi de l’Église ou – pour le dire plus gentiment – au moins la blessant. – Paul VI ne portait-il pas aussi … la mozzette rouge et n’était-il pas aussi un pape “papal” ? Et pourtant, au cours de son pontificat, s’est ouverte cette ligne de fracture qui l’a effrayé plus tard, mais qu’il a lui-même provoquée.
On peut le tourner et le retourner comme on veut : on peut glorifier Paul VI, lui et le Concile Vatican II, l’embellir, lui et le Concile Vatican II, de sainteté et justifier son “esprit” par des acrobaties théologiques, mais tout cela ne peut pas masquer le fait qu’après Paul VI, l’Église était différente de ce qu’elle était avant. La ligne de fracture apparue durant son pontificat a éclaté au plus tard dans un passé récent, et nous voici de nouveau avec l’ombre sombre qui plane sur nous depuis lors.
Rien ne changera sous Léon XIV ; au contraire : le Lion peut au mieux réussir à éclairer cette ombre et à apaiser les troubles intérieurs ; Il ne peut certainement pas les guérir. Au contraire, il faut être reconnaissant si, sous Léon, les hérésies que son malheureux prédécesseur avait provoquées et en partie soutenues lui-même ne se sont pas confirmées.
Mais qu’est-ce que tout cela signifie pour notre relation avec le Pape et la papauté dans son ensemble ?
– Pendant la période du “désastre” sous le dernier Pape, j’ai moi-même appris à ne pas devenir dépendant, c’est-à-dire : j’ai fondé ma foi sur l’Église et non sur le temps présent avec ses Papes respectifs.
En tant que catholique, je peux insister sur le fait que seul ce qui a toujours été catholique et qui me relie aux catholiques de tous les temps est catholique. Cette essence du catholicisme commence avec le Credo et se termine avec la messe traditionnelle.
Je ne suis attaché à rien d’autre, à aucune mode théologique, et certainement pas à aucune erreur d’un pontificat ou d’un autre.
Quant au Pape, je peux dire : je vois aujourd’hui la sainteté de sa fonction plus que l’importance de la personne qui l’occupe. C’est la fonction de Pierre qui compte, et non l’homme qui est à sa place aujourd’hui ou demain.
– Bien sûr, il y a un autre “mais” ici, et un auquel, en tant que catholique, on ne peut guère échapper, car bien sûr, j’espère que Léon XIV restera dans l’histoire comme un bon Pape, même si ce n’est que comme meilleur que son prédécesseur.
Si les choses se passent différemment, cela ne me dérangerait pas non plus, car cela ne pourrait pas changer l’essence du catholicisme et la signification de la papauté.
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5 commenti su “Le nouveau pape. Ou : Que signifie le Pape pour nous, Catholiques ? Joachim Heimerl.”
Cher Monsieur Louis Lurton,
Merci pour votre suivi et votre réponse.
Merci d’avoir fait l’effort de lire mes commentaires et surtout de lire le contenu des liens auxquels je renvoie et sur lesquels je m’appuie pour étayer mes convictions.
Les propos que vous tenez dans votre aimable réponse me sont évidement entièrement familiers et je les fais miens. Selon ce que j’ai pu comprendre dans vos commentaires et vos traductions d’articles pour notre cher docteur Marco Tosatti, j’en tire la conclusion que nous sommes du même côté de la barrière.
Votre expression ”bourré les urnes” nous renvoie à plusieurs élections tronquées que nous avons pu connaître pendant le pontificat de Bergoglio : irrégularités dans l’élection de Biden et de Macron et, dernièrement, en Roumanie. Cela nous renvoie à Monseigneur Vigano qui établissait un lien bien démontré en la DEEP CHURCH et le DEEP STATE. Il est à craindre que rien n’a changé et que Robert Prévost, malgré ses ”belles plumes”, est aux mains des maîtres du monde comme l’a été Bergoglio.
Un commentaire récent et pertinent de Carlo a retenu mon attention :
https://marcotosatti.com/2025/05/09/la-sapiente-regia-del-card-timothy-dolan-nellelezione-di-leone-xiv-matteo-castagna/#comment-260874
”Il ne faut pas oublier le rôle décisif de l’État profond américain dans la démission de Benoît XVI et l’élection de Bergoglio, désormais connu de tous. Trump travaille sur les archives du gouvernement démocrate et a certainement en sa possession des documents qui démontrent l’illégitimité du faux pontificat de l’apostat argentin. Il est plausible qu’il ait fait savoir au conclave ce qu’il sait et peut révéler. C’est peut-être la raison de la photo de Trump en pape.”
De votre message je retiens ce qui peut confirmer les ”bénévacantistes ” dans leur bonne foi catholique leur conscience catholique et leur raison humaine :
”Ainsi en sera-t-il de son ‘successeur’.
Nous verrons, nous voyons déjà poindre, sous l’apparat retrouvé, avec plus de finesse mais autant de brutalité, la même logique de destruction via la ‘synodalité’, la protection des agresseurs, le copinage, la complicité avec le Nouvel Ordre Mondial antichristique.”
Pour ceux qui ont bien voulu voir et entendre les deux Église dont parle Catherine Emmerich selon ses visions sont désormais bien visibles : l’Église régulière et l’anti Eglise instituée par Bergoglio qui s’est pris pour Dieu et que Antonio Socci appelait Jésus II (avant de ”tourner casaque ”).
La fin du chemin ne peut plus être bien loin, ce n’est plus une question d’années mais de mois pouvant chevauchée deux années. Deux faux papes, c’est assez !
Ap 13/5 : ”On lui donna de proférer des paroles d’orgueil et de blasphème ; on lui donna pouvoir d’agir durant quarante-deux mois” (mesure symbolique de ”un temps, deux temps et un demi temps”, durée qui est donc été un multiple de 3,5 comme par exemple 77 ans)
On parle ici de la ”Bête surgie de la mer avec sept têtes et dix cornes” (Ap 13/1) dont il faut retenir que :
Ap 13/3 : ”L’une de ses têtes paraissait blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie ; alors émerveillée, la terre entière suivit la Bête.”. Cette tête est, selon les autres renseignements fournis par l’apocalype, le sionisme, l’ennemi de l’Église catholique depuis la venue et la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est impossible de comprendre l’apocalypse sans admettre que le sionisme constitue sa ”toile de fond” et est présentement, à la tête de la gouvernance mondial. Le drame de Gaza nous le prouve.
Cette ”Bête ” est plus amplement décrite en Apocalype 17/8-12 qui, en parlant des sept rois, donne des renseignements permettant de les situer dans la plage du temps. Le sixième roi nous situe manifestement en 1948. Ajoutons à cela ”un temps, deux temps et un demi-temps”.
Heureux d’avoir pu partager avec vous un court instant sur le sûr chemin de lumière vers Dieu et le Ciel.
Salutations fraternelles en Jésus-Christ
Bonjour Terminus,
Merci de rappeler ces articles de Tadeo Campogrande et Juan Suárez Falcó sur Como Vara de Almendro.
La réflexion, heureusement, dépasse les frontières.
Le P. Heimerl rappelle justement que l’église catholique, et ce dans toutes ses composantes, des plus progressistes aux plus traditionnelles, a un vrai problème non seulement avec Vatican II mais aussi avec Vatican I, à savoir une relation à la papauté complètement exacerbée, à laquelle s’opposait d’ailleurs complètement Benoît XVI. Ce qui amène à juste titre notre auteur à demander une révision de notre rapport au Souverain Pontife.
Vous-mêmes, et d’autres bien entendu, rappelez qu’il faut d’abord être catholique pour être Pape. Comme le disent nos deux auteurs espagnols, Bergoglio est non pas l’exemple d’un antipape anticatholique, mais d’un Pape de la non-Eglise, d’un démolisseur en chef de la catholicité, comme ceux qui avaient les yeux ouverts l’ont vu de leurs propres yeux. Nous avons vu ses œuvres, et nous savons d’où il venait.
Ainsi en sera-t-il de son ‘successeur’.
Nous verrons, nous voyons déjà poindre, sous l’apparat retrouvé, avec plus de finesse mais autant de brutalité, la même logique de destruction via la ‘synodalité’, la protection des agresseurs, le copinage, la complicité avec le Nouvel Ordre Mondial antichristique.
Mais ces remarques, quoique justes, nous condamnent indirectement à n’être que des spectateurs passifs de l’antipapauté gnostico-maçonno-païenne dont le nouveau chef vient d’être élu. Ce qui serait désespérant.
Il est important aussi de se rappeler que le Droit Canonique nous permet, sachant que ‘Léon’ a été élu par un Collège Cardinalice complètement remanié par ‘François’, qui a en quelque sorte bourré les urnes, de refuser d’obéir à un pape illégitime car représentant d’une lignée antipapale. Successeur de ‘François’, sans doute, mais certainement pas de Benoît XVI et Jean-Paul II.
Et là, la question n’est plus ‘est-ce que ce pape me plaît ou ne me plaît pas’, mais lapidairement ‘est-il ou n’est-il pas le vrai pape?’. C’est plus simple et plus efficace que d’attendre voir tomber du ciel vatican de nouvelles hérésies, qui bien entendu ne manqueront pas, puisqu’un antipape ne bénéficie pas de l’investiture divine ni de l’appui de l’Esprit-Saint.
Fraternellement,
Louis
Commme plusieurs autres cardinaux, Léon XIV sait certainement bien qu’une forte controverse a entouré l’élection de Bergoglio. Et cela retombe évidement sur sa propre élection.
S’il’était vraiment aussi sincère qu’il paraît, il devrait s’appliquer – en tout premier point – à faire toute la lumière sur cette élection. Car beaucoup d’éléments permettent de douter de sa validité. Les défenseurs de Bergoglio ne trouvent guère d’autre argument que celui de ”l’acceptation pacifique universelle ”. Mais cet argument est largement invalidé par des critères crédibles :
Le dernier paragraphe du point 3) UDG demande aux cardinaux de protéger les droits du Siège Apostolique. Cette règle exclut fondamentalement la possibilité que les cardinaux puissent accepter, même de facto, un Pontife non canoniquement élu. En effet, elle leur impose l’obligation légale d’agir afin de rendre opérationnelle cette protection. « L’acceptation pacifique universelle », du moins pour les cardinaux, est clairement inadmissible dans ce cas. La loi est dure, mais c’est la loi.
https://www.lifesitenews.com/opinion/does-bishop-schneider-peacefully-adhere-to-francis-as-pope/?utm_source=most_recent&utm_campaign=usa
L’évêque Schneider adhère-t-il pacifiquement au pape François ?
Aucun traditionaliste ou conservateur ne peut légitimement faire appel à la doctrine de « l’acceptation universelle et pacifique » pour défendre le titre de pape de François, comme l’a fait l’évêque Schneider, sans s’engager dans une contradiction significative.
https://www.lifesitenews.com/opinion/why-universal-and-peaceful-acceptance-doesnt-prove-francis-is-pope/
22/08/2024
Pourquoi « l’acceptation universelle et pacifique » ne prouve pas que François est pape
Un nombre impressionnant de théologiens catholiques estiment que l’adhésion universelle et pacifique de l’Église à un homme en tant que pape est un signe infaillible que celui qui prétend être le pape est bien le véritable pape. Mais cet argument est-il valable pour François ?
Un constat interpellant !
Cela peut sembler étrange, mais on peut constater de plus en plus que tous ceux qui se sont dressés contre Benoît XVI ou qui l’ont ignorer ou qui l’ont trahi sont en train d’être tournés en dérision, sont confondus dans leur raison et leurs affirmations.
C’est le cas de cardinaux, d’archevêques, d’évêques, de prêtres, de religieux et de journalistes, rien que par le fait de devenir des papolâtres sourds et aveugles.
Mt 15/14 : ”Laissez-les : ce sont des aveugles qui guident des aveugles ! Or si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. ”
On dirait que le Saint Père Benoit XVI continue d’être le vrai dernier pape et qu’il continue de guerroyer contre ses faux successeurs.
Braves gens, réfléchissez bien : on peut se tromper sur la vérité, mais il est impossible de tromper la vérité. Car c’est une question de résultats qui ne trompent jamais parce qu’ils rendent témoignage à ce qui est vérité et qu’ils confondent ce qui est mensonge.
Ceux qui se trompent vont endurer les résultats de leur tromperie et, alors, ils pourront comprendre.
La trahison n’est jamais belle et finit toujours mal.
Pour la justification des ”bénévacantistes ” – Benoît XVI : un vrai pape !
Jacques 2/18 : ”Quelqu’un dira peut-être: «Il y en a qui ont la foi, d’autres les actes ! ». Alors je lui répondrai : «Montre-moi comment ta foi peut exister sans les actes! Quant à moi je te prouverai par mes actes que ma foi existe. »
Quelles ont été les oeuvres de Bergoglio ?
Quelle était sa foi ?
Peut-on être vraiment pape sans foi ?
Deux articles qui établissent que Bergoglio n’est pas pape :
https://comovaradealmendro.es/2024/03/25/bergoglio-no-es-un-antipapa/
https://comovaradealmendro.es/2024/04/06/post-scriptum-de-bergoglio-no-es-un-antipapa/
“Agere sequitur esse”, l’azione segue l’essere, recita il vecchio adagio. Sono le azioni di Pietro a dimostrare che lui è Pietro. Chiunque agisca contro ciò che il nostro Signore ha disposto e promesso nella Sua Parola non potrà mai essere Pietro. Con le sue azioni in questi 11 anni, Bergoglio ha dimostrato di non essere chi dovrebbe essere per volontà e mandato divino, ma esattamente l’opposto.
…..
C’est à ses actes que l’on peut reconnaître un vrai pape.
C’est à ses actes que l’on peut reconnaître et identifier le faux pape faux prophète Antéchrist. Il n’y a pas besoin de photo sur l’avis de recherche.
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