La Fraternité se substitue au Christ, et Voilà que l’Église n’existe plus… Renzo Puccetti au sujet des propos du cardinal Vesco

Marco Tosatti

Chers amis de Stilum Curiae, nous offrons à votre attention ce post publié sur Facebook par Renzo Puccetti, que nous remercions pour sa courtoisie. Merci de tout coeur a Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et bon partage. 

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Ce ne sont pas seulement de Rome que partent en rafale des nominations de prélats qui semblent avoir, au minimum, une difficulté particulière à comprendre le sixième commandement, vu leur penchant homosexuel déclaré.

Mais les déclarations d’un cardinal, donc papabile, ont fait le tour du monde, et celui-ci semble avoir, outre le sixième, une certaine difficulté à comprendre le premier commandement, et avec lui les paroles du Seigneur adressées aux apôtres au moment de l’Ascension.

Le personnage en question est l’évêque et cardinal d’Alger d’origine française Jean-Paul Vesco.

Les paroles sont celles de l’interview de Vesco à CathoBel, auxquelles sont parvenues de plein fouet les réponses de certains autres ecclésiastiques.

Jean-Paul Vesco appartient, comme le cardinal Radcliffe, à l’ordre dominicain. Difficile de penser à l’habileté de savoir pêcher deux sujets aussi médiocres parmi les milliers de choix possibles dont on peut puiser dans l’ordre des Prêcheurs. Mais c’est ainsi.

Dans cette interview, le prélat sis à Alger a soutenu que celle qui guide « n’est pas une Église prosélyte, et n’est pas une Église qui existe pour convertir ».

La phrase m’a fait penser à la fable d’Ésope que me lisait ma maman quand j’étais enfant, celle du renard et des raisins. On vient à soupçonner que l’Église de Vesco, en bonne compagnie, ne parvient à convertir personne et que lui, alors, comme d’autres, préfère indiquer d’autres objectifs.

Et l’objectif est déclaré explicitement dans l’interview : la #fraternité.

Or il se fait que le concurrent religieux qui détient en Algérie la majorité absolue ait justement dans ses statuts ce #prosélytisme si méprisé par l’imprudent pourpre et préfère à la fraternité la #soumission.

Il se fait encore que dans sa France ces sympathiques frères passionnés de prosélytisme et de soumission soient arrivés à être 6 millions et qu’avec un goût croissant ils exercent la fraternité en dévastant les villes et en profanant et incendiant les Églises. Mais ce sera sûrement un détail. Ah, au Nigeria avec une certaine cadence ils pratiquent le sport du safari au chrétien, un sport qui indique une fraternité viscérale indiscutable.

Mais il y a ici une chose qui, avec ce mot, fraternité, me fait comme l’œuf dur avalé avec sa coquille dans le film de Virzì qui ne passe ni en haut ni en bas.

La fraternité n’est-elle pas le fruit de cette grâce que l’on reçoit par le baptême qui nous rend fils de Dieu et qui pour cela rend les baptisés frères entre eux ?

Je suis sûr qu’on m’a enseigné cela quand j’étais petit. Pris par le doute, je suis allé revoir le catéchisme : « Par le baptême nous sommes régénérés comme fils de Dieu » (n° 1213). « Le baptême constitue le fondement de la communion entre tous les chrétiens […] ceux qui ont reçu le baptême sont justement reconnus comme frères dans le Seigneur » (n° 1271).

Comme le Martini, pas de baptême, pas de frère. De quels frères parlent donc Vesco et celui qui l’a fait cardinal ? Celui qui n’est pas baptisé est mon semblable en humanité, pas un frère. C’est mon semblable en créaturalité, pas mon frère.

Celui qui dit que Dieu n’est pas son père, car seul le baptisé appelle Dieu Abba, papa, de quel droit ces gens veulent-ils me l’accrocher comme frère ?

Si dans le discours sur la montagne les artisans de paix seront appelés « fils de Dieu », il ne faut pas oublier que la paix dont parle le Seigneur est Sa paix, non celle que donne le monde et qui est en définitive Jésus Christ lui-même, comme l’écrit saint Paul (Éph 2,14).

Donc les artisans de paix sont les artisans de notre Seigneur qui est « notre paix » et l’on revient au prosélytisme vitupéré qui n’est autre que l’annonce de l’Évangile à toutes les nations.

Le cardinal a dit que « le prosélytisme est un poison parce qu’il implique de considérer comme fausse la religion de l’autre ».

Je ne sais pas comment Vesco est câblé en logique, mais s’il pense que la religion de l’autre n’est pas fausse, alors il ne peut pas penser que le christianisme est la religion vraie. – Si le Dieu unique n’est pas faux, alors le Dieu trinitaire n’est pas vrai. – Si Jésus seulement homme n’est pas faux, alors Jésus vrai Dieu et vrai homme n’est pas vrai. – Si la nature divine n’est pas fausse, alors la nature créée n’est pas vraie.

Saint François qui alla voir le sultan Al-Malik al-Kamil ne tentait-il pas de le convertir au Christ ? Et qu’utilisa-t-il pour le faire sinon la prédication de l’Évangile, c’est-à-dire exactement ce que Vesco considère comme « un poison » ?

Mais il y a un autre passage de cette interview qui mérite une dernière remarque : celui où la fraternité devrait être l’alternative à la Chrétienté.

Essayez un instant d’imaginer que tout ce qui vient de la chrétienté, art, droits de l’homme, science, relations personnelles, mœurs soit complètement détruit. Imaginez que même le souvenir en disparaisse et qu’à sa place s’installe l’imaginifique fraternité humaine de type humanitaire comme celle de la chanson de John Lennon chantée par l’autre cardinal aux yeux en amande.

Imaginez naître, vivre et mourir immergés dans un unique Nirvana planétaire continu où chaque culte est permis, où sur la place habituelle donnent la salle synodale, la mosquée, le temple hindou, le temple bouddhiste, le temple maçonnique, celui de Bacchus, de Vénus, de Jupiter, d’Apollon et pourquoi pas aussi les dieux aztèques avec la pyramide pour le sacrifice, et aussi le satanique.

Parce qu’aucune de ces religions n’est fausse, le prosélytisme est poison, vous ne voudrez tout de même pas empoisonner les satanistes, eux aussi expriment un langage qui mène à Dieu comme le chrétien.

Imaginez qu’il n’existe pas de bulle d’air de Christianisme, l’atmosphère de la planète terre est entièrement dans l’acide sulfurique de cette fraternité.

Imaginez que nos enfants naissent sur la planète pour laquelle ceux-là travaillent avec acharnement.

https://marcotosatti.com/2026/11/05/la-fratellanza-sostituisce-cristo-e-voila-la-chiesa-non-ce-piu-renzo-puccetti-sul-card-vesco/

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