Marco Tosatti
Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, nous offrons à votre attention cette lettre ouverte du Prof. Josef Seifert, traduite de l’original. Merci a Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et bonne circulation.
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Lettre ouverte du professeur Josef Seifert au cardinal doyen Gian Battista Re
La lettre ouverte publiée ci-dessous concerne la nécessité d’examiner avant le prochain Conclave l’accusation formelle d’hérésie lancée par Mgr Viganò (et soutenue par de nombreux théologiens, juristes et philosophes éminents du monde entier) contre le Pape François.
Ici dans un extrait de film posté sur YouTube. Dans ce précédent datant de 2023 [voir], l’universitaire s’était adressé aux cardinaux, appelant les évêques à résister aux actions hétérodoxes du trône sacré.
Lettre ouverte du
Professeur Dr. phil. habil. Josef Maria Seifert
Kartäuserstraße 16/6
3292 Gaming, N.Ö.
Autriche
À Son Éminence le Cardinal Doyen Gian Battista Re
Gaming, le 24 avril 2025
Sur la nécessité d’examiner avant le prochain Conclave l’accusation formelle d’hérésie portée par l’archevêque Viganò (et soutenue par de nombreux théologiens, juristes et philosophes éminents du monde entier) contre le Pape François
Votre Éminence, cher Cardinal Doyen Giovanni Battista Re,
Mes plus cordiales salutations en Christ. Je m’adresse à vous, cher et très vénéré Cardinal Doyen Re, parce que Vous seul êtes désormais habilité à autoriser une enquête sur l’accusation d’hérésie portée contre le Pape François avant le prochain Conclave.
Vous détenez jusqu’à l’élection du prochain Pape la plus haute autorité de l’Église catholique. Vous inviterez, en union avec le Cardinal Camerlingue Kevin Joseph Farrell, les Cardinaux qualifiés du monde entier âgés de moins de 80 ans à élire le nouveau Pape et à fixer la date du prochain Conclave.
Je vous adresse une lettre ouverte en raison du peu de temps qui reste pour régler des questions d’une importance et d’une urgence extrêmes.
J’ai découvert, grâce au texte J’accuse de l’archevêque Viganò deux – par l’invocation solennelle du Siège de Pierre et leur déclaration de validité éternelle – documents pontificaux probablement dogmatiques et certainement les plus autorisés sur la question des “Évêques, Cardinaux et Papes hérétiques” du Pape Paul IV et de St Pie V.
Ces textes me semblent de la plus haute importance pour l’Église à l’heure actuelle.
Ils exigent solennellement que l’Église procède à l’examen des accusations d’hérésie Papale.
Excommunier un archevêque simplement parce qu’il a agi exactement comme un pape éminent et saint l’a solennellement demandé lorsqu’il a été confronté à un pape qui a épousé des hérésies avant, pendant et après son élection comme pape est, à mon avis, gravement erroné et injuste. Ces allégations auraient dû faire l’objet d’une enquête préalable et, si elles sont vraies, il est absolument inapproprié de les punir.
Avoir excommunié un archevêque simplement parce qu’il a agi comme un Pape éminent et saint, auquel il a solennellement exigé d’agir face à un pape ayant adhéré à des hérésies avant, pendant et après son élection à la papauté, est, à mon avis, gravement erroné et injuste. Ces accusations auraient dû être examinées au préalable et, si elles sont fondées, aucune sanction ne saurait être justifiée.
Je pense que l’Église se doit, envers un archevêque excommunié et au moins quatre autres personnes excommuniées pour la même raison, deux papes et les fidèles, de répondre à la ferme insistance du pape Paul IV selon laquelle un pape qui professe une hérésie n’est plus pape et ne peut exiger aucune obéissance, comme l’a dit l’archevêque Viganò, avec l’importante mise en garde que l’inconvenance d’une autorité jugeant un pape ne s’applique pas à un pape hérétique qui se contente d’usurper le siège de Pierre mais, en vertu de son hérésie, n’est pas véritablement pape et a moins d’autorité dans l’Église que n’importe quel cardinal ou évêque orthodoxe.
L’importance cruciale d’ordonner et de mener à bien cette enquête avant la convocation du prochain Conclave réside dans le fait que :
L’issue de la prochaine élection papale dépend en grande partie de l’issue de cette enquête, car saint Pie V et le pape Paul IV décrètent que toute nomination de cardinaux par un pape hérétique est nulle. Ainsi, si l’accusation d’hérésie portée avant, pendant et après l’élection du pape François s’avère fondée, les deux tiers du collège cardinalice actuel seraient exclus du Conclave. Par conséquent, la conclusion de cette question doit être tirée avant le prochain Conclave, car sinon, la prochaine élection papale est a priori invalide si l’on ne détermine pas au préalable si la majorité des membres du Collège cardinalice sont des électeurs légitimes et si le futur pape élu appartient ou non au Collège cardinalice. Deux autres questions étroitement liées doivent également être clarifiées avant le prochain Conclave :
- Les modifications apportées par le pape François aux règles régissant les élections papales, décrétées par saint Jean-Paul II, sont-elles valides ? (S’il n’était pas un pape valide) ?
- Les documents pontificaux du pape François doivent-ils être conservés dans lesActa Apostolicaou en être retirés (comme l’ont décrété les papes Pie V et Paul IV pour les documents émanant d’un pape hérétique ?)
Les papes Pie V et Paul IV ont décrété et fixé pour des temps perpétuels la nullité de toutes les décisions, nominations et élévations d’évêques et de cardinaux, ainsi que de tous les écrits d’un pape hérétique.
Selon ces documents pontificaux et le droit naturel, les cardinaux choisis par le pape François ne peuvent rester électeurs si l’accusation d’hérésie ou d’apostasie s’avère fondée.
Je m’adresse à vous, cher et très vénéré Cardinal Re, car vous seul, en union avec le cardinal camerlingue Kevin Joseph Farrell, détenez désormais l’autorité nécessaire pour permettre la tenue de cette enquête avant le prochain Conclave.
Puisque vous, cher Cardinal, disposez désormais, jusqu’à l’élection d’un nouveau Pape, de l’autorité suprême dans l’Église, vous pourriez agir immédiatement et désigner parmi les Cardinaux nommés par les Papes antérieurs au Pape François les membres du jury qui statueraient sur la question de l’hérésie et de la validité du Pape François.
C’est pourquoi je vous exhorte humblement, cher Cardinal Doyen, à exercer votre autorité en ce moment aussi dramatique de l’histoire de l’Église, et à agir sur la base de l’autorité de deux Papes qui exigent une telle action.
Je pense qu’actuellement, vous seul pourriez être comparable à saint Athanase qui, encore diacre, face à la crise arienne et à un Pape hésitant, a pu (malgré ses deux excommunications durant le processus), préparer la voie à des Conciles condamnant l’hérésie arienne, qui, si elle avait été acceptée, aurait été fatale pour la foi chrétienne. Mais l’hérésie selon laquelle Dieu veut la pluralité des religions, y compris les religions non chrétiennes, et d’autres, attribuées au pape François, sont encore plus contraires à la véritable foi chrétienne que ne l’était l’arianisme.
Par conséquent, je vous suggère et vous implore humblement d’ordonner, avant le prochain conclave, un examen juste et équitable des nombreuses accusations d’hérésie et (compte tenu de la déclaration d’Abou Dhabi selon laquelle Dieu a voulu la pluralité des religions dès la Création, et du culte de la Pacha Mama au Vatican) également d’une possible apostasie du pape François.
Je pense que, par cette action, vous pourriez sauver l’Église d’une confusion historiquement unique et aux proportions catastrophiques.
Vous vous appuieriez sur les documents de Paul IV et de saint Pie V, qui ont tous deux enseigné solennellement que même si TOUS LES CARDINAUX AVAIENT ÉLU LE PAPE LIBREMENT, SON ÉLECTION SERAIT ANNULÉE par les hérésies qu’il a défendues avant et après son élection. Cela n’a rien à voir avec une action contre l’Église ou contre le Pape : au contraire, il s’agit d’un acte d’amour suprême pour l’Église et pour François. Car si l’accusation d’hérésie, lancée formellement et officieusement par de hautes autorités doctrinales et théologiques contre François, s’avère fondée dans le cadre d’un procès ecclésiastique approprié, l’Église confrontera les fidèles à la vérité (et Socrate l’a déjà dit dans le Gorgias) : aucun don plus précieux ne saurait être accordé à une personne que de la libérer d’une erreur. L’occasion de libérer François de ses erreurs de son vivant a été manquée, compte tenu de sa mort. Mais si le pape François avait, espérons-le, révoqué une erreur avant sa mort et la reconnaissait aujourd’hui, la condamner et en libérer la doctrine de l’Église constituerait néanmoins un acte d’amour pour le pape François et surtout pour l’épouse de Jésus, l’Église, la libérant du terrible fléau des hérésies. Je pense que, si l’accusation d’hérésie est fondée, un verdict officiel valide déclarant François hérétique et donc invalide, comme cela a été fait pour plusieurs papes auparavant, y compris à titre posthume, serait extrêmement bénéfique pour l’avenir de l’Église. Car même si le pape François avait démissionné, comme l’a fait le pape Benoît XVI, cela n’aurait pas suffi à guérir la terrible blessure d’un pape hérétique, car les éléments destructeurs et les fruits toxiques de son pontificat demeureraient :
- LesActa Apostolicacontinueraient de contenir des hérésies non condamnées.
- Les enseignements moraux hérétiques tels que ceux exprimés dans AL resteraient apparemment l’enseignement officiel de l’Église et inciteraient les fidèles à commettre de graves péchés.
- De nombreuses autres remarques hérétiques du pape, en contradiction directe avec les paroles solennelles du Christ et les dogmes de l’Église, ne seraient pas rayées du corpus de l’enseignement de l’Église, telles que :
- L’“enseignement” (privé mais répété) de François sur un enfer vide et l’inexistence du châtiment éternel ;
- l’affirmation d’une annihilation plutôt que d’un châtiment éternel pour les pécheurs gravement atteints, un enseignement typique des Témoins de Jéhovah incompatible avec plusieurs dogmes.
- La phrase de la déclaration d’Abou Dhabi, selon laquelle Dieu a voulu dès la création, concernant la pluralité des religions (y compris celles qui nient la divinité du Christ, la Sainte Trinité, la rédemption par le Christ seul, etc.), qui est plus apostatique que simplement hérétique, ne serait pas supprimée des Acta Apostolica, mais resterait prescrite à tous les évêques et recteurs de séminaires du monde d’enseigner dans les séminaires l’una, sancta, catholica et apostolica Ecclesia, dans le cadre de la préparation des séminaristes aux ordres sacrés. Cette sentence apostolique demeurerait aux yeux des fidèles « doctrine de l’Église », mais elle est en réalité non seulement anticatholique, voire antichrétienne, mais aussi antichrétienne. Elle causerait un tort immense à la foi et à la morale si elle était conservée dans les Acta Apostolica.
- De plus, si François, après que l’Église eut examiné et condamné ses hérésies, bien pires que celles de tout pape précédent, tel Jean XXII, était déclaré à titre posthume non-vrai pape, de nombreuses actions du pape (éloges papaux et célébration du jour de la Réforme, statue, sceau et éloge de Luther ; culte de Pachamama à Saint-Pierre ; bénédictions des couples homosexuels et adultères, fausse affirmation selon laquelle les couples adultères et remariés pourraient savoir, selon leur conscience, que Dieu veut qu’ils demeurent dans le péché d’adultère, plutôt que de suivre l’enseignement perpétuel de l’Église sur le mariage exprimé dansFamiliaris Consortio83, etc.), ne pourraient plus être considérées comme des actes et enseignements catholiques légitimes, et ses documents ne seraient plus acceptés comme faisant partie du véritable enseignement catholique. Par conséquent, selon l’enseignement papal infaillible de Paul IV et de saint Pie V, à mon avis, tout comme la nomination par François de 80 % des cardinaux électeurs (qui, humainement parlant, seraient susceptibles d’élire un pape susceptible de continuer à enseigner les hérésies de François) sera rétractée et cessera de représenter une terrible menace pour le prochain conclave et l’élection d’un nouveau pape.
Pour toutes ces raisons, cher cardinal Gianbattista Re, je Vous implore, au nom de Jésus-Christ, de sa mère bien-aimée qui tue toutes les hérésies, et au nom de saint Joseph, le démon de la terreur, de considérer si Vous ne seriez pas appelé à contribuer à libérer l’Église des maux mentionnés.
Je Vous demande, à genoux, d’examiner si Dieu ne Vous appelle pas, en son nom et en celui de Jésus-Christ, à devenir un instrument humain pour sauver l’Église de l’abîme vers lequel elle semble se précipiter.
Cette démarche me semble la seule juste, et les conséquences négatives qu’elle pourrait entraîner, comme la division de l’Église entre l’Église de Bergoglio et la véritable Église, seraient un bien moindre mal qu’une Église tranquille, en proie au désordre et plongée dans l’erreur. En réalité, ce serait une véritable bénédiction, car elle conduirait à un renouveau de la véritable Église UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE, fondée sur la VÉRITÉ. Je suis également certain que d’innombrables catholiques accueilleraient favorablement cette démarche.
Je prie pour que Vous, cher Cardinal, en ce moment extrêmement important de l’histoire de l’Église, receviez la pleine grâce du Saint-Esprit et ayez la pleine force d’âme qui Vous rendra capable d’entreprendre toute mission dangereuse qu’IL attend de Vous, que ce soit celle que je pense ou quelque chose de tout autre que Vous apprendrez directement du Saint-Esprit dans la prière et la méditation.
C’est pourquoi, cher Cardinal Gian Batista Re, puissiez-Vous imiter, à la manière plus faible et humaine, le glorieux saint Michel et représenter l’ombre de son combat contre le diable au ciel, plus modeste mais, à certains égards, tout aussi précieuse que son action angélique.
Enfin, sans un saint dignitaire de l’Église pour préserver la doctrine de l’Église de toute souillure par l’hérésie papale, je crains que seule une intervention directe de Jésus ou de sa bienheureuse Mère puisse sauver le navire de la Sainte Église de l’abîme infernal d’erreur, de confusion et de destruction, que Dieu a juré de ne jamais permettre.
Mais je pense, comme le disait saint Ignace, que Dieu veut que nous croyions que tout dépend de lui, mais que nous agissions comme si tout dépendait de nous. Aidés par sa grâce, revêtons l’armure du Saint-Esprit et combattons les puissances des ténèbres, avec saint Michel et son armée céleste de saints anges, Marie, Reine de tous les saints, sous la protection de saint Joseph, terror daemonum.
Dans l’amour de Jésus qui a donné sa vie pour l’Église et versé son sang sacré pour nous tous, et que je désire servir de tout mon cœur et en humble serviteur de votre service bien plus parfait envers Lui et la Sainte Église,
In Christo Mariaque
Vôtre en Christ
Josef Seifert
Étrangement, aucun des multiples appels de différents groupes de théologiens et de philosophes à la démission de François, à l’exception de J’accuse, ne cite ces deux documents pontificaux faisant autorité sur la question des « évêques, cardinaux et papes hérétiques ».
Bien que je pensais “a priori” que de tels documents devaient exister et que je les recherchais depuis quelques années, je dois ma connaissance de ces deux documents ecclésiastiques probablement dogmatiques et, en tout cas, d’une importance cruciale, uniquement à l’archevêque Viganò.
Il y a, à mon avis, une absence totale (et tragique dans la situation actuelle) d’application concrète de l’enseignement de ces deux papes dans le DROIT CANON. Mais maintenant, après sa mort, il n’y a plus aucun problème, mais l’Église a le devoir clair d’enquêter pour savoir si ces accusations d’hérésie et d’apostasie (selon l’affirmation selon laquelle Dieu a voulu la création sur la multiplicité des religions, y compris celles qui nient les vérités les plus fondamentales de la Révélation du Christ) sont justifiées ou non. Je vous enverrai ultérieurement mon article sur ce sujet.
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BRISANT I OFFENER BRIEF an Kardinaldekan Gian Battista Re von Professor Dr. Josef Maria Seifert
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1 commento su “Lettre Ouverte du prof. Josef Seifert au cardinal Doyen Gian Battista Re. Examen de l’Accusation d’Hérésie contre Bergoglio.”
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