Léon XIV et l’extermination des enfants. Le Pape, les Paroles, la Politique. Antonio Romano.

Marco Tosatti

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, Antonio Romano, que nous remercions de tout cœur, offre à votre attention ces réflexions sur le pape Prevost, ses déclarations sur l’avortement et les choix effectués en matière de nominations épiscopales, ainsi que sur la décision – inédite dans l’histoire des pontificats – de voter aux élections politiques de son pays. Merci de tout coeur a Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et bonne diffusion. 

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Léon XIV et l’extermination des enfants

J’ai déjà traité ce sujet récemment sur ce blog ; toutefois, étant donné que Léon XIV est contre toute forme de guerre et parle continuellement de « paix », il n’est pas inutile de revenir sur l’avortement, vu qu’en 2025 des estimations non officielles parlent de 50 ou peut-être 73 millions d’enfants tués avant de naître.

Le bien-aimé pape François, comme se plaît à le définir Robert Francis Prevost, était un admirateur de l’icône de l’avortement à l’italienne Emma Bonino et un soutien de Joe Biden, promoteur incontesté de l’industrie abortive américaine ; ce dernier, en 2024, en signe de mépris pour la foi catholique, a fait le signe de la croix lorsqu’il a appris les lois approuvées par le gouverneur de Floride, Ron De Santis, pour limiter les avortements.

De la même manière que Bergoglio, qui revendiquait la défense de la vie humaine dès la conception, mais qui dans les faits l’ignorait, Prevost répétait les mêmes slogans en citant même Mère Teresa de Calcutta : « le plus grand destructeur de la paix est l’avortement », sans toutefois dire un mot sur les politiciens américains qui veulent libéraliser l’avortement jusqu’au neuvième mois de grossesse. La plupart des évêques choisis par Prevost sont indifférents à l’extermination des enfants et reflètent la pensée de ceux qui les ont nommés.

Je rappelle que Léon a envoyé un message aux participants à la Marche pour la vie 2026 de Washington sans faire la moindre référence aux enfants tués avant de naître. Selon Prevost, l’accueil des immigrés est un problème beaucoup plus grave que l’avortement et, pour défendre le cardinal abortiste Cupich, il a dit à un journaliste : « Celui qui dit être contre l’avortement, mais est d’accord avec le traitement inhumain des immigrés aux États-Unis, je ne sais pas s’il est vraiment pro-vie ».

Au retour du Mexique, Bergoglio avait dit qu’il ne pouvait pas répondre à la question sur les propositions en discussion au parlement italien concernant la famille parce que « Le Pape ne s’immisce pas dans la politique italienne… Parce que le Pape est pour tous, et ne peut pas s’engager dans la politique concrète, interne d’un pays : ce n’est pas le rôle du Pape », pour ensuite attaquer Trump sur la politique anti-immigrationniste.

Ce même comportement a été celui de Léon, qui durant la querelle avec Trump a dit : « Je ne suis pas un homme politique… Je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec lui ». Pourtant, la politique plaît à Prevost, et tandis qu’il tolère l’anti-christianisme marqué des pays communistes, en référence à Trump, le dimanche des Rameaux il affirmait que Jésus « n’écoute pas les prières de celui qui fait la guerre », et le 7 avril il définissait « vraiment inacceptable » la menace lancée par Trump contre l’Iran.

Auprès du bureau du secrétaire du comté de Will, dans l’aire métropolitaine de Chicago, le 3 octobre a été enregistrée la demande de Robert Francis Prevost de voter pour les élections de mi-mandat. Qu’un chef d’État vote aux élections politiques d’un autre État est quelque chose de jamais vu ; que ce sujet soit ensuite identifié au Pape est scandaleux.

Évidemment, Prevost avait l’intention d’envoyer deux forts messages politiques et moraux. Le premier message concernait les catholiques et protestants indécis : si vous ne savez pas pour qui voter, je vous donne moi-même une indication précise.

Le second message était une invitation adressée aux abstentionnistes : allez voter pour le bien de la patrie et de l’Église.

Il est vrai que Trump n’est pas un homme politique crédible, toutefois un Pape « authentique » serait resté silencieux, alors que brandir au monde entier son intention de voter pour les démocrates a révélé ses véritables intentions et son indifférence à défendre la vie des plus faibles et des sans-défense.

Les deux candidats qui ont gagné dans le 1er District de Chicago et pour lesquels a voté Léon XIV sont Jonathan Jackson et, pour le Sénat, Juliana Stratton, tous deux appartenant à l’aile progressiste démocrate et convaincus défenseurs des LGBT et de l’avortement.

Maintenant le même Sujet se rendra en Amérique du Sud et nous assisterons à des scènes déjà vues : il parlera de justice et de paix, rencontrera les victimes d’abus sexuels en exprimant toute sa solidarité et son attention, tandis que les victimes de Rupnik et Lute, après avoir demandé plusieurs fois à être entendues, restent depuis des années oubliées et humiliées dans un limbe créé sur mesure par la gestion Bergoglio et actuellement géré par le même Robert Francis Prevost, dont Viganò, la FSSPX et les traditionalistes indépendants disent pis que pendre, mais s’obstinent inexplicablement à l’appeler « Saint-Père ».

Antonio Romano

https://marcotosatti.com/2026/11/05/leone-xiv-e-lo-sterminio-dei-bambini-il-papa-le-parole-la-politica-antonio-romano/

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