Marco Tosatti
Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, notre Benedetta De Vito, que nous remercions chaleureusement, vous propose ces réflexions spirituelles. Un grand merci à Louis Lurton pour la traduction. Bonne lecture et n’hésitez pas à partager.
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Oh qui m’appelle à cette heure de la nuit ? Qui frappe à la porte de mon cœur ? Dans le silence nocturne qui enveloppe ma chambre romaine, je veille en prière. Un rosaire entier des mystères douloureux car je désire rester avec Jésus, à Gethsémani, abandonnant le monde, élaguée de mes certitudes, seule, avec Lui. Et puis toute la Passion et la mort au Calvaire.
Je suis éveillée, sur la pointe des pieds, je vais à la cuisine vider le lave-vaisselle et tandis que, dans l’ordre des assiettes, des tasses et des couverts, le cœur retrouve son rythme, celle qui visite mon âme se manifeste à moi. C’est Jeanne d’Arc ! Elle m’encourage dans ma solitude et m’indique le chemin qui était aussi le sien : libérer la France des Anglais qui la tiennent dans le piège de la fausse démocratie.
Je retourne au lit et continue avec les mystères glorieux jusqu’à ce que le sommeil me vainque et il est déjà matin. J’ai préparé, hier, le soda bread, que je mangeais enfant pendant mes séjours en Irlande chez Mrs Pettit qui le mettait au four avant la Messe quotidienne, et il était prêt pour moi, à mon réveil, avec du beurre et de la confiture. Et après le petit-déjeuner avec mon mari qui m’écoute d’une seule oreille, je me mets à taper sur l’ordinateur pour lire sur elle, sur Jeanne, qui, enfant, analphabète, pauvre, suivait, indomptable, la volonté de Dieu, jusqu’à sa mort atroce par la main des Anglais. Je découvre donc que précisément aujourd’hui, un 16 mai, la merveilleuse Jeanne a été canonisée par Benoît XV. Un autre Benoît qui savait…
Chers Français, frères dans le Seigneur, réveillez-vous, suivez non la fausse Marianne aux traits d’une actrice (bien belle, soit dit en passant), mais vos grandes Saintes. Comme Jeanne, comme Geneviève, qui recueillit les restes de Saint Denis, patron de Paris et qui prononça devant les hordes d’Attila, qui assiégeaient Paris, Attila, lui aussi fléau de Dieu, ces paroles célèbres : « Que les hommes fuient, s’ils le veulent et s’ils ne sont plus capables de combattre. Nous femmes, nous prierons Dieu tellement qu’Il écoutera nos supplications ». Mais les hommes descendirent dans l’arène, combattirent, et Paris fut sauvée.
Le Roi Louis XVII n’est pas mort, mais son petit cœur palpite conservé dans la splendide Basilique de Saint-Denis. Sonnez les cloches, priez, ne vous rendez pas aux fléaux qui viennent d’Angleterre et des États-Unis. Ne tombez pas dans le piège. Oh que je suis fatiguée, je bâille, ça suffit, j’ai terminé et tandis que je suis sur le point d’écrire le mot fin, me vient à l’esprit un étrange épisode qui m’arriva il y a quelque temps quand mon atelier Bebabou travaillait beaucoup et j’allais acheter les tissus dans une petite boutique sur la piazza Vittorio. Un jour, de bon matin, j’entre, et le propriétaire, avec un grand sourire, me dit : « Oh bonjour, chère Jeanne ! ». Et moi : « En réalité je m’appelle Benedetta ». Et lui, en réponse : « Ca, c’est ce que tu dis… ».
Je vous souhaite à tous un heureux Saint Dimanche de l’Ascension.
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1 commento su “Dans la Nuit la Visite Spirituelle de Sainte Jeanne d’Arc. Suivons Son Exemple.”
M’era sfuggito il 16 maggio questo misterioso e soave racconto della cara Benedetta dalle meraviglie. Perché lei sa svolazzare con grazia leggera fra moti dello spirito e pura realtà senza svelare il punto di confine. Ma lo stupore per me è scoprire un’anima sorella (sebbene assai più giovane di me) con cui sentirmi quasi sempre in sintonia. Sono consolazioni, cara Benedetta… chiamata chissà come è perché anche Giovanna…